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France - Présidentielles 2007 - Biographies
Ces biographies non-officielles ont été rédigées à partir d'informations disponibles sur Internet, en librairie et auprès de sources d'informations croisées. Les candidats peuvent si ils le souhaitent apporter des modifications ou des compléments, sur simple demande auprès de la rédaction. (Photos : D.R et mentions spéciales).
 
F.Bayrou - O.BesancenotJ.BovéM-G.Buffet . A.Laguiller . J-M.Lepen . S.Royal . N.Sarkozy . P.de Villiers . D.Voynet .

LePen Jean-Marie (licencié en droit - retraité)

Famille : Jean-Marie Le Pen, né le 20 juin 1928 à La Trinité-sur-Mer (Morbihan). Il est le fils de Jean-Marie Le Pen, patron pêcheur, et d'Anne-Marie Hervé, couturière. Toute sa famille est essentiellement originaire du département du Morbihan. Jean-Marie Le Pen est pupille de la nation (le bateau où se trouvait son père aurait heurté une mine en 1942). Jean-Marie Le Pen est un ancien soldat des guerres d'Indochine et d'Algérie dans lesquelles il fut entre autres, correspondant de l'organe du corps expéditionnaire français ("Caravelle" en 1955). Il participe plus tard à l'intervention armée franco-britannique de Suez. Jean-Marie Le Pen est décoré de la Croix de la valeur militaire. De son premier mariage avec Pierrette Lalanne (29 juin 1960 à Paris VIIIe) dont il divorce tumultueusement en 1985 ou 1986 (épisode "Playboy"), il a   trois filles (Marie-Caroline, Yann, Marine) et neuf petits-enfants. Jean-Marie Le Pen se remarie le 31 mai 1991 avec Jeanne-Marie Paschos .

Patrimoine et revenus : il a hérité en 1976 d'un patrimoine important légué par Hubert Lambert, fils d'un industriel du ciment et soutien du FN (cette succession donne lieu à un début de poursuites judiciaires, qui sont abandonnées après négociation avec les cousins Lambert.). Son patrimoine personnel était de 20 millions de Francs (mensuel Capital, décembre 2001). Jean-Marie Le Pen a été condamné en 1995 par le Tribunal Administratif à un redressement fiscal de 1,4 millions de Francs pour « oublis de plus-value boursière et sous évaluation de loyer » (dans son programme, JM-Le Pen souhaite la suppression des aides sociales, la diminution des allocations, le démantèlement du Smic, la suppression de l’impôt sur le revenu, de l’I.S.F., des droits de succession, et leur remplacement par une fiscalité indirecte frappant les consommateurs). JM Lepen est assujetti à l'ISF, dont une maison de 350 m2 dans une propriété de plus de 4.500 mètres carrés dans le domaine privé de Montretout, à Saint-Cloud, valorisée à plusieurs millions d'euros.

Etudes : Il est élève au collège catholique des jésuites "Saint François Xavier" à Vannes, puis au lycée de Lorient. Il entre ensuite à la faculté de droit de Paris. Il est diplômé d'études supérieures de sciences politiques et licencié en droit. Il a été président des étudiants en droit de Paris (extrème droite) puis, par la suite, président d'honneur de la «corpo» (extrème droite) de 1949 à 1951.

Travail : Il est un temps vice-président du Comité Pierre de Coubertin, et exerce les métiers de marin-pêcheur, mineur de fond, métreur d'appartements, ambulant des PTT... En 1962, Jean-Marie Le Pen crée une entreprise d'édition phonographique, la Serp (Société d'étude et de relations publiques) spécialisée dans l'édition de chants et de discours historiques notamment de l'extrème-doite et des leaders fascistes, notamment de l'allemagne nazie.  Sa fortune miraculeuse le met à l'abri du besoin et aide son ascension politique à la fin des années 1970.

Fonctions électives : il est élu député de Paris en 1956 sous les couleurs de l'Union et fraternité française (UFF de Pierre Poujade) dont il sera exclu en 1957. Cette même année, il devient secrétaire général du Front national des Combattants (FNC). De 1956 à 1962 Jean Marie Lepen est député de la Seine (siégeant sous l'étiquette du Centre national des indépendants et paysans - CNI d'Antoine Pinay), il est dans les années 1960 rapporteur du budget de la guerre à l'Assemblée nationale et de la défense au Sénat, en 1983 il est conseiller municipal du XXe arrondissement de Paris, en 1984 il est élu député européen, de 1986 à 1988 il est député de Paris, en 1992 il devient conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Parcours politique :  Il a été président des étudiants en droit de Paris (extrème droite) puis président d'honneur de la «corpo» (extrême droite) de 1949 à 1951. En 1955, il est le délégué général de l'Union de Défense de la jeunesse française. Il se porte volontaire pour se battre pour la défense de l'Algérie française (Quarante ans plus tard, il justifie l'usage de la torture lors de son temps de service en Algérie, contre des partisans avérés ou présumés du FLN, cette pratique étant, selon lui, nécessaire pour lutter contre le terrorisme. Il déclarait en 1962 dans un entretien accordé au journal Combat « J'ai torturé parce qu'il fallait le faire », après des propos dans le même sens tenus en 1957 à la tribune de l'Assemblée nationale et la même année lors d'un dîner consacré à la justice en Algérie. Il revient plusieurs années après sur ses déclarations et affirme n'avoir jamais lui-même pratiqué la torture.). Alors qu'il débute en politique, il fait changer son prénom de Jean en Jean-Marie (prénom de son père), sa femme considérant que ce dernier est plus à même d'attirer l'électorat catholique; en 1965 Jean-Marie Lepen est directeur de la campagne de Jean-Louis Tixier-Vignancour (secrétaire général adjoint à l’Information de l’État français du gouvernement de Vichy de 1940 à 1941 sous l'occupation nazi, avocat des dirigeants de l'OAS, candidat d'extrême-droite à la Présidentille, qui en 1969 encourage ses partisans à adhérer à l'UDR -devenue UMP- pour « droitiser la droite ».); en 1972, il fonde et préside le Front national (parti créé par Ordre nouveau afin d'élargir son champ électoral. Ordre nouveau, dissous par décret du Conseil des ministres le 28 juin1973, fut l'instigateur du rassemblement des nationalistes européens avec les Phalangistes espagnols de Franco, le NPD allemand et le Mouvement social italien MSI). en avril 1974 Jean-Marie Lepen est candidat à l'élection présidentielle et obtient 0,74 % des voix. Il se présente depuis à chaque élection présidentielle et en 2002, obtenant 16,86 % des voix, il participe au deuxième tour contre Jacques Chirac, qu'il perd avec 17,94%.

Condamnations en justice : le 27 avril 1964 JM Le Pen est condamné à une amende et à des dommages et intérêts, pour coups et blessures volontaires, le 16 janvier 1969 il est candamné pour coups et blessures volontaires à trois mois d’emprisonnement avec sursis, près de 20 000 francs de dommages et intérêts, par le tribunal de Grande Instance de Paris, le 14 janvier 1971 il est reconnu coupable par la Cour de Cassation d'apologie de crime de guerre pour l'édition d’un disque intitulé Le IIIe Reich. Voix et chants de la Révolution allemande, après une première condamnation par la 17e chambre correctionnelle de Paris, le 18 décembre 1968; le 11 mars 1986 il est condamné par le tribunal d’Aubervilliers à un franc symbolique de dommages et intérêts pour " antisémitisme insidieux " à  la suite d’un discours à la fête tarditionnelle de l'extrème-droite où il avait indirectement attaqué J.-F. Kahn, J. Daniel, I. Levaï, J.-P.Elkabbach et Mgr Lustiger; il est condamné par la cour d’appel de Paris du 29 mars 1989 pour " provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence raciale " du fait de ses propos au cours de l’émission " L’Heure de vérité " du 14 février 1984; le 18 mars 1991 JM- Le Pen est condamné par la Cour d'appel de Versailles à verser des dommages et intérêts aux associations anti-antisémites, pour un total supérieur à un million de francs, pour avoir parlé de "détail" ("un détail de l'histoire de la seconde guerre mondiale") à l’émission " Le Grand Jury RTL-Le Monde " du 13 septembre 1987 à propos de l'existence des chambres à gaz comme technique d'extermination utilisée par les nazis pendant la deuxième guerre mondiale, les juges estimant que cette déclaration était "intolérable" car banalisant "les persécutions et les souffrances infligées aux juifs et aux tsiganes par les nazis" et qu’il y avait " atteinte très grave au souvenir, au respect et à la compassion dues aux survivants du génocide et de leurs familles "; le 3 juin 1993 la Cour d’appel de Paris confirme sa condamnation du 7 mars 1991 pour injure publique envers l’ancien ministre Michel Durafour, à la suite de son jeu de mot " Durafour-crématoire " en 1988; Jean-Marie Le Pen est condamné le 8 novembre 1995 à un redressement de 1,4 millions de francs. Il a fait appel de cette décision; le 15 novembre 1996 il est condamné pour avoir " gravement porté atteinte " à un magistrat, après avoir déclaré : " Un jugement n’est pas la bible "; le
26 décembre 1997 il est condamné par le tribunal de grande instance de Nanterre pour avoir réaffirmé, à Munich le 5 décembre 1997, que les chambres à gaz constituaient " un détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale ". Il doit verser des dommages et intérêts, pour un total d’environ 300 000 francs; il est condamné en 1997 pour ne pas avoir appliqué une mesure de précaution dans l'encaissement de dons   (considérés comme des héritages); le 6 janvier 1997 il est condamné par le tribunal de Strasbourg pour avoir qualifié l’association " Ras-le-front " de " mouvement de tueurs de flics "; le 9 septembre 1998 il est condamné à un franc symbolique de dommages et intérêts pour avoir présenté une tête en carton à l’effigie de Catherine Trautmann lors d’un meeting du Front National en mai 1997, le 2 avril 1998 il est condamné en première instance pour " violence en réunion " et " injures publiques " après l’agression de la candidate socialiste Annette Peulvast-Bergeal, lors de la campagne des législatives de 1997 (condamné à 3 mois de prison avec sursis, 20 000 francs d’amende et deux ans d’inéligibilité, réduits à un an après le jugement de la Cour de Cassation); le 10 juin 1999 il est condamné à 12 000 DM (environ 6 000 €) d'amende par le tribunal d'instance de Munich pour incitation à la haine raciale et apologie de crime de guerre; le 2 avril 2004 le Le tribunal correctionnel de Paris a condamné Jean-Marie Le Pen à 10 000 euros d'amende pour provocation à la haine raciale, en raison de propos tenus dans une interview au quotidien Le Monde.

Vie privée-publique : Jean-Marie Le Pen a prétendu avoir progressivement perdu son œil gauche suite à une cataracte traumatique consécutive à une bagarre en 1958 (Jean Marcilly, Le Pen sans bandeau, 1984), mais il a changé de version depuis : il est devenu borgne, explique-t-il, suite à une maladie de l'œil.

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2002. Lors des élections présidentielles qui le place en deuxième position.
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J-M Lepen aurait perdu son œil gauche suite à une bagarre en 1958...
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Au salon de l'agriculture en 2002.
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1956-1962 député de la Seine.
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2005. En Ukraine au meeting de l'extrème-droite nationaliste européenne.

A lire : Les candidats qui paient l'Impôt sur les Grandes Fortunes (ISF) et ceux qui ne sont pas assujettit les autres biographies seront mises en ligne prochainement