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France - Présidentielles 2007 - Biographies
Ces biographies non-officielles ont été rédigées à partir d'informations disponibles sur Internet, en librairie et auprès de sources d'informations croisées. Les candidats peuvent si ils le souhaitent apporter des modifications ou des compléments, sur simple demande auprès de la rédaction. (Photos : D.R et mentions spéciales).
 
F.Bayrou - O.BesancenotJ.BovéM-G.Buffet . A.Laguiller . J-M.Lepen . S.Royal . N.Sarkozy . P.de Villiers . D.Voynet .

Le Jolis de Villiers de Saintignon Philippe dit Philippe de Villiers (ENA - IEP - Administrateur civil - vicomte)

Famille : né le 25 mars 1949 à Boulogne (Vendée), issu d'une famille normande anoblie par lettres patentes en 1595, marié et père de sept enfants. Son père, Jacques de Villiers fut maire de Boulogne de 1947 à 1983 succédant à plusieurs membres de la famille de son épouse, il fut impliqué en 1962 dans le réseau OAS-Ouest.  L'aîné des fils de Philippe de Villiers (Guillaume, âgé de 29 ans) a été mis en examen pour faits de viols qui auraient été commis il y a une quinzaine d'années sur son frère cadet, Laurent, âgé actuellement de 22 ans

Patrimoine et revenus : Il évalue son patrimoine à environ 540.000 euros (entourage). Il possède une propriété en Vendée évaluée 350.000 euros, un studio à Paris évalué 140.000 euros, des meubles évalués à 47.000 euros.

Etudes : Etudes au collège privé Saint-Joseph de Fontenay-le-Comte, Philippe de Villiers obtient une maîtrise de droit public (Nantes en 1971) et est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris. Elève de l'ENA de 1976 à 1978 (promotion Pierre Mendès-France)

Travail : Il intègre le corps préfectoral à la sortie de l'ENA en 1978 en tant que directeur de cabinet du préfet de la Charente-Maritime. Sous-préfet de Vendôme (Loir-et-Cher), il demande une mise en disponiblité au lendemain de la victoire de François Mitterrand aux élections présidentielles de mai 1981, pour ne pas servir un pouvoir de gauche avec lequel il se dit en profond désaccord. Il devient alors délégué général de la Chambre régionale de Commerce et d'Industrie des Pays de la Loire. En novembre 1981, tirant profit de la décision de François Mitterrand d'autoriser les radios libres, il crée aux Herbiers la station Alouette FM, avant d'en laisser la présidence à son frère Bertrand. En 1982, il fonde Alouette Hebdo. Puis, en 1984-1985, il démissionne de l'administration après avoir créé en 1983 une école privée de communication (Sciences Com') initialement fondée sous l'appellation de Fondation pour les arts et les sciences de la communication. Il est le créateur en 1977 du spectacle du Puy du Fou (le conflit vendéen contre la Révolution française), sur le site du château du même nom, que le Conseil général de la Vendée achète au prix du terrain (800 000 francs pour 30 hectares).

Fonctions électives : Philippe de Villiers apparaît comme candidat de la liste d'Union pour la Vendée composée dans le cadre d'une alliance du RPR et de l'UDF aux élections législatives de mars 1986. 4e de la liste, il n'est pas élu et doit se contenter d'être suppléant. Il est nommé aussitôt secrétaire d'État auprès de François Léotard (ministre de la culture et de la communication) dans le Gouvernement de   Jacques Chirac. En juin 1987, le décès de Vincent Ansquer, député de Vendée et ancien ministre RPR, donne à Philippe de Villiers, toujours suppléant, la possibilité d'entrer à l'Assemblée nationale comme député UDF de Vendée jusqu'en octobre 1994. Il entre au Conseil général de la Vendée et en octobre 1988 en est élu à la Présidence (Quelques semaines plus tard, le 31 décembre 1988, Jean-Franklin Yavchitz, directeur des services du département est licencié et se suicide dans le bureau de Philippe de Villiers). Lors des élections européennes de 1994, il mène sa propre liste (avec le juge Thierry Jean-Pierre et le magnat de la presse Jimmy Goldsmith) sur une ligne souverainiste . Arrivé 3e en récoltant 12,34 % des suffrages, son groupe envoie 13 députés à Strasbourg dont Philippe de Villiers. Il démissionne de ce mandat en 1997 pour se présenter aux élections législatives et, réélu, il siège comme député non-inscrit (il doit renoncer à son siège pour cumul de mandats). En 1999 la liste Pasqua-Villiers obtient 13 sièges et Philippe de Villiers est réélu député européen jusqu'en décembre 1999 (démission). Le MPF fusionne avec le RPF. Philippe de Villiers ne siège toutefois que cinq mois au Parlement européen, préférant revenir à l'Assemblée nationale. En 2002, Philippe de Villiers est de nouveau député et siège à l'Assemblée nationale parmi les non-inscrits. En juin 2004, poursuivant ses va-et-vient entre le mandat de député national et celui de membre du Parlement Européen, il est élu député européen dans la circonscription interrégionale Ouest, où la liste qu'il mène obtient 12,36 % des voix. Philippe de Villiers est régulièrement épinglé comme étant l'un des représentants français les moins assidus au Parlement Européen.

Parcours politique : Sur le plan des idées politiques, Philippe de Villiers se situe dans la ligne d'un catholicisme traditionnel. Dans les années 70 Philippe de Villiers aurait été brièvement proche de la Nouvelle Action royaliste, branche dissidente de la Restauration nationale. Il adhère au Parti Républicain en 1985, en 1986 il est nommé Secrétaire d'État auprès du ministre de la culture et de la communication dans le Gouvernement de  Jacques Chirac, en 1988, il est nommé «délégué national, chargé des milieux culturels et des relations avec la jeunesse » de l'UDF. Lors de la campagne présidentielle qui s'ouvre peu après, il soutient, en compagnie de Charles Millon, le candidat UDF Raymond Barre. Il crée son propre mouvement en 1991 (Combat pour les valeurs), quitte l'UDF en 1994, et fonde alors le MPF (Mouvement pour la France) parti politique de droite souverainiste. Cette position lui est toutefois vigoureusement contestée par le Front national, qui ne cesse de pointer la constance des alliances politiques du MPF avec le parti chiraquien, l'UMP, et avec l'UDF, au niveau des collectivités locales et régionales. En 1995 Il appelle à voter Jacques Chirac au deuxième tour pour faire obstacle aux candidats de gauche. Aux législatives de 1997, il s'allie à Olivier d'Ormesson : le MPF présente des candidatures communes avec le CNIP, sous l'étiquette LDI (La droite indépendante). Lors des régionales de l'année suivante, il fait partout liste commune avec le RPR. En 1999, il noue une alliance avec Charles Pasqua, qui entre en dissidence avec le RPR et avec qui il crée le RPF et aux élections européennes du 13 juin, la liste Pasqua-Villiers arrive, en France, en tête de la droite, devant celle du RPR et de DL emmenée par Nicolas Sarkozy. En 2000, Philippe de Villiers quitte le RPF, dont il dénonce la gestion par Charles Pasqua, et recrée le MPF, puis le mouvement de jeunesse qui y est associé, les Jeunes pour la France (JPF), le 30 juin 2001. Dans une biographie de Philippe de Villiers, Eric Branca et Arnaud Folch révèlent l'aide de Philippe de Villiers à Jean-Marie Le Pen d'une trentaine de signatures de maires qui manquaient à ce dernier pour pouvoir se présenter aux élections présidentielles. " Il a investi comme n°2 du MPF Guillaume Peltier, ancien directeur national du Front national de la jeunesse (FNJ) et ancien militant du Mouvement national républicain (MNR), passé au MPF dès 2001. Il se veut candidat du « patriotisme populaire » contre « l'islamisation progressive de la France ». Avec ce discours, il espère marginaliser un Jean-Marie Le Pen vieillissant et récupérer une partie de l'électorat de celui-ci. Philippe de Villiers a annoncé le 3 novembre 2005 à l'occasion d'une série d'émeutes en région parisienne, qu'il allait créer avec Jacques Bompard, maire FN puis MPF de la ville d'Orange (Vaucluse), le « collectif national des élus de la République contre le droit de vote des étrangers », ouvert à « tous les patriotes ».

Vie privée-publique : En 1990, Philippe de Villiers prend une part active dans la révélation de l'affaire Urba. Le 24 septembre 1997, "le Canard enchaîné" soupçonne Philippe de Villiers d'avoir soudoyé Olivier Chiabodo, animateur du jeu télévisé Intervilles, afin d'assurer la victoire à l'équipe du Puy du Fou. L'affaire se soldera par un non-lieu et Olivier Chiabodo sera licencié de TF1. Début juin 2005, Philippe de Villiers, a été sollicité pour la présidence du FC Nantes, mais a décliné cette offre "informelle". Plusieurs associations (ayant été déboutées) ont déposé plainte pour incitation à la haine raciale contre Philippe de Villiers suite à des propos tenus le 16 juillet 2005 sur TF1. Le président du MPF avait déclaré que « l’islam est le terreau de l’islamisme et l’islamisme le terreau du terrorisme ». En mai 2006, Philippe de Villiers est menacé de poursuites judiciaires pour avoir utilisé dans son livre "Les mosquées de Roissy" une note interne des Renseignements généraux évoquant de possibles risques de terrorisme islamiste à l'aéroport de Roissy. Cette note, dont l'authenticité est contestée par les RG, émanerait de la DST dont Philippe de Villiers dira plus tard l'avoir obtenu de son fils Guillaume, membre de la DST.

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Aix-en-Provence à l'occasion de la Fête Nationale du 14 juillet.
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Philippe de Villiers se déclare "antisocialiste à 100%" alors que Nicolas Sarkozy ne l'est qu'"à 50%".
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Avec le président de l'organisation des exploitants agricoles (FNSEA)
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Les armoiries du Vicomte Le Jolis de Villiers de Saintignon
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Sur ses terres de Vendée
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Le président du MPF exclut tout "accord avec le trio Le Pen-Mégret-Dieudonné qui appartient au passé".

A lire : Les candidats qui paient l'Impôt sur les Grandes Fortunes (ISF) et ceux qui ne sont pas assujettit les autres biographies seront mises en ligne prochainement